UNE ECOLE DE CUISINE AVEC LES PLANTES SAUVAGES Fleurs sauvages, plantes médicinales, herbes aromatiques : un patrimoine toujours vivant Oubliées depuis de nombreuses décennies les plantes sauvages connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt ; des précurseurs se sont lancés dans l’aventure il y a 20 ou 30 ans, comme François Couplan et nous ont ouvert la voie. Depuis des restaurants n’hésitent plus à garnir un plat de fleurs comestibles comme les primevères ou les violettes. Pendant des millénaires les hommes ont utilisé les plantes de leur environnement immédiat pour se nourrir et se protéger des maladies. Il n’y a pas si longtemps nos grand-mères allaient à la cueillette des pissenlits, pas seulement pour les lapins … et les villageois se rassemblaient pour cueillir le tilleul et faire la fête ! |  l'Oxalis |
Un trou de quelques générations Cette médecine populaire essentiellement transmise par la tradition orale, a connu un trou de plusieurs générations ... à cause du modernisme et des progrès de la chimie de synthèse qui tout en imitant les plantes, a mis sur le marché des petites pilules d’utilisation plus simple et plus rapide. Mais jamais une pilule ne nous restituera la lumière et l’énergie du soleil emmagasinée par la plante !
Une nouvelle tendance Aujourd’hui la vapeur semble s’inverser : les plantes reviennent à l’honneur, les tisanes sont tendance ... l’intérêt grandit pour retrouver ce patrimoine oublié, les connaissances de nos ancêtres et les savoir-faire perdus. Quelques personnes ont consacré des années de leur vie à questionner les personnes âgées sur les pratiques d’autrefois et les langues se délient ... parce que c’est un plaisir de partager les connaissances de la nature, raconter les soirées au coin du feu à trier les plantes, les fleurs, et à transmettre les savoirs, les recettes aux jeunes générations …à qui veut bien les accueillir et les perpétrer ... Certaines de ces pratiques sont d’ailleurs encore courantes dans les vallées vosgiennes ou dans le Sundgau : la soupe d’ortie, le miel de pissenlits et les beignets d’acacia sont toujours à l’honneur la saison venue. Je fais partie de ce mouvement : fille de paysans j’ai été éduquée à utiliser quelques éléments de la nature et je me souviens encore du plaisir que j’éprouvais à cueillir les premiers pissenlits, la doucette (mâche sauvage), le tilleul et plus tard les fruits de l’églantier et du cornouiller ! A l’époque on avait besoin de la nature et on n’aurait pas laissé pourrir une noix sous l’arbre ou une pomme : tout était bon à manger et à conserver. Plus tard j’ai continué cette pratique avec le même plaisir, puis j’ai eu envie de la développer ; je me suis même aperçue que je mangeais certaines plantes sans avoir vérifié qu’elles étaient comestibles , c’était le cas du plantain : j’avais l’intuition que c’était bon pour l’homme ! Depuis j’ai consulté de nombreux ouvrages et participé à des stages où j’ai eu la confirmation que le plantain est une des meilleurs plantes sauvages : un vrai trésor pour notre santé.
Les bonnes mauvaises herbes A quoi sert cette plante ? À qui était-elle destinée ? Aujourd’hui je pense qu’il n’y a pas de mauvaises herbes : certaines plantes sont « toxiques » pour l’homme, mais elles peuvent être consommées par les animaux pour se purger, certaines baies sont un régal pour les oiseaux ; de plus la plupart des plantes dangereuses pour l’homme deviennent des médicaments à doses homéopathiques ! L’égopode, la prêle, l’ortie qui envahissent notre jardin sont là simplement parce qu’elles expriment la vie de la terre, son énergie, celle-là même qui fait pousser nos légumes. Ces plantes en réalité sont là pour nous faire un clin d’oeil : « mangez-moi » ; « je suis riche de tout ce dont vous avez besoin – vitamines – sels minéraux - oligo-éléments » Une mauvaise herbe est en réalité une plante dont on a oublié les vertus ...
Nos ancêtres savaient L’égopode blanc, cousin de l’épinard, est un excellent légume déjà consommé par l’homme du Néotithique ; l’aigremoine était utilisée au Moyen Age contre la fièvre, l’amnésie et les troubles de la vue … L’habitude de consommer des fleurs remonte très loin dans l’histoire : les Grecs et les Romains décoraient leurs plats de pétales d’oeillets ; en Chine on consomme depuis toujours les lys, les fleurs d’oranger et le soucis des jardins. Dès le IVe siècle avant notre ère les Perses consommaient les capucines ; les Incas vénéraient le tournesol ; enfin à l’époque victorienne on ajoutait des pétales de roses aux desserts et les violettes cristallisées étaient des friandises raffinées ! En fait l’homme s’est nourri de plantes depuis qu’il est sur terre c’est-à-dire depuis 2 millions d’années ! et leur oubli est récent par rapport à l’âge de l’humanité.
Des plantes salutaires Dans la nature les plantes choisissent l’endroit où elles vont pouvoir se développer, s’exprimer, il nous appartient de privilégier pour nos cueillettes des lieux propres, dénués d’engrais et de pesticides, comme les friches, les bords de riviéres et d’étangs et les prairies de montagne. Nous sommes dans le premier aliment et aussi le premier médicament : celui que privilégiaient nos ancêtres : une alimentation saine dénuée de colorant et de conservateur. Ainsi les conditions sont réunies pour que les plantes nous transmettent leurs vibrations et leur énergie. |  L’achillée millefeuille
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Cours de cuisine avec les plantes sauvages
Bernard Plancher, chef de cuisine au Markstein et moi-même avons mis en commun notre passion de la nature, nos connaissances de ses bienfaits, de la bonne cuisine, pour créer localement une activité pédagogique innovante : la cuisine avec les plantes sauvages. Avec le support de l’association Emeraude nous avons retenu l’attention du public et le soutien de la presse : une fois par mois, de 10h à 16h nous organisons une journée qui se décompose ainsi : promenade pour repérer les plantes comestibles dans leur milieu, observer le terrain, l’environnement préparation, cuisine de 2 ou 3 mets dégustation d’un repas complet à base de plantes sauvages, préparé à l’avance et achevé avec le fruit de la cueillette. Nos atouts : une formule chaleureuse Bourbach le Bas est un village particulièrement bien situé, à 400m d’altitude, plus tout-à-fait la plaine et pas encore la montagne, d’où une grande richesse et une grande variété de végétaux, à portée de la main, en dehors des grands axes donc de la pollution. Une maison, en fin de village, en lisière de forêt, avec une grande pièce ouverte sur la nature : on peut ainsi cueillir de nombreuses plantes sur place : ortie, plantain, lierre terrestre, pissenlits, mâche, sureau, églantines … Une formule chaleureuse : un petit groupe de 12 personnes pour conserver une certaine intimité, des échanges, une dimension humaine : nous aimerions garder la formule en l’état ! Nos objectifs : retrouver les goûts et saveurs perdus retrouver et faire partager le plaisir de cuisiner, simplement, en utilisant et valorisant des produits sains et naturels retrouver des goûts et saveurs perdus … ceux-là même que nos ancêtres connaissaient bien réintroduire progressivement les plantes de la nature dans notre alimentation au quotidien : la tisane du soir c’est bien, la tisane toute la journée pour se soigner c’est mieux, des feuilles et des fleurs à chaque repas c’est parfait ! faire quelque chose pour soi, pour se protéger, mettre la nature au service de notre santé et de notre bien-être : il est plus facile de prévenir que de guérir ! se relier à la terre qui nous porte et nous nourrit, nous et les plantes, au ciel qui apporte la pluie, le soleil, la rosée du matin et la chaleur, l’ énergie vitale … dont nous avons tous besoin pour grandir et évoluer.
Au programme de l’école des plantes sauvages :
Découverte et pédagogie
créer un jardin aromatique, médicinal et pédagogique : ouvert à tous, participants des stages, enfants des écoles, visiteurs sorties dans la nature en toutes saisons – journées – week-end – stages d’été développer le cours de cuisine : plusieurs fois par mois avec des publics différents – adultes – enfants – associations – entreprises d’insertion organiser des buffets, apéritifs, dégustations lors de manifestations en rapport avec la nature … construire un séchoir à plantes réaliser des herbiers de plantes sauvages visiter des jardins et des manifestations autour des plantes sauvages : rencontres de Foncines le Bas dans le Jura – octobre 2008 fabriquer pour nos besoins personnels des pommades, tisanes, sirops, liqueurs former la « relève » s’adresser à toutes les générations : les anciens qui ont des connaissances à partager et les plus jeunes qui sont curieux et de vrais gourmets ! repas gourmands dans la nature ou rando-gourmande
Les thèmes abordés : connaissance des plantes comestibles connaissance des plantes aromatiques connaissance des plantes médicinales les fleurs en cuisine les tisanes de plantes sauvages les décoctions – pommades – crèmes de beauté les boissons de santé les graines germées les fleurs cristallisées la cuisine au foin les chutneys – les algues buffets - apéritifs décors végétaux les modes de conservations des plantes la survie dans la nature les pains aux herbes et aux graines les laits végétaux l’immunité naturelle |  le thym serpolet |
Nous ne pouvons plus travailler seul : recréer de la solidarité L’utilisation des plantes sauvages nous pousse à entretenir un rapport existentiel différent avec la nature dont nous sommes issus La crise écologique actuelle nous oblige à prendre la mesure de nos véritables besoins ; la mondialisation nivelle tout ; cependant il est probable que la révolution alimentaire à venir sera profondément locale, enracinée dans le lieu où chacun vit. Un bon point de départ est de s’intéresser, région par région, aux relations que les hommes entretiennent avec les végétaux qui les ont nourris depuis des millénaires : on peut mourir de faim au milieu d’un garde-manger naturel !!! Nous avons certes atteint un niveau de développement matériel exceptionnel mais à quel prix ! celui d’un déséquilibre, d’une violence sur la nature dont nous ne prenons pas la véritable mesure : nous imposons sans cesse et partout notre unique volonté ! A force de rechercher la sécurité … ce qui au départ devait nous rendre plus humain, aboutit à nous déshumaniser, nous perdons le cœur, l’intelligence même, nous passons à côté du bonheur. Aujourd’hui, au cœur d’une crise majeure , nous commençons tout juste à comprendre que notre propre nature, notre vie sont touchées : physiquement, psychologiquement et émotionnellement. De quel confort avons-nous besoin, quel avenir pour nos jeunes, quel modèle leur donnons nous, quelle responsabilité vis-à-vis des générations futures ? Ce ne sont ni l’argent, ni la technologie, ni les supermarchés qui nous sauveront ! Seules les valeurs humaines peuvent nous remettrent sur le chemin de l’équilibre et du bien-être, des valeurs simples comme la bienveillance vis à vis de ceux qui nous entourent, une vie sobre pour que d’autres puissent vivre, le respect, le partage, l’entraide, la solidarité, la communication non-violent et la sauvegarde de la vie sous toutes ses formes …. Ainsi nous souhaitons favoriser les échanges dans la réciprocité , retrouver ensemble et transmettre les savoirs traditionnels …. Informer et sensibiliser un large public à la protection de l’environnement et aux démarches alternatives de production, de cueillette raisonnée, de santé et d’hygiène de vie. Nous recherchons pour réaliser ce projet : des personnes motivées et passionnées par la nature et les plantes sauvages : recherche – expériences - fabrications des personnes qui ont envie d’œuvrer ensemble à une cause juste ( à leurs yeux) des moyens financiers complémentaires – prêt sur 5 ans : nous avons besoin d’un prêt de 110 000 € ou 55 000€ si la banque nous suit. une commune ou une association qui a mis la nature et l’écologie au centre de ses préoccupations une ou plusieurs personnes qui voudraient se former à la cuisine avec les plantes sauvages (transmission) « Etre au service des plantes et non plus se servir d’elles comme de simples aliments ou remèdes, permet un enseignement riche de découvertes … prendre conscience que chaque plante a un langage et qu’au delà de sa beauté, de ses vertus, de sa réputation, elle est aussi et surtout un esprit qui demande à être connu et aimé … »
Support : l’association Emeraude Animatrice et responsable du projet : Marie Pauline Fassel Adresse : 7 rue R.S.M. 68 290 – Bourbach le Bas Téléphone : 03 89 82 82 94 – 06 72 56 73 78 e.mail :
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- Site internet : sophro-nature.fr Comment pouvez-vous nous aider ? En faisant connaître notre projet d’école de cuisine avec les plantes sauvages Un petit mot, une petite réaction de votre part nous encouragera ! Merci d’avance. Je vous souhaite un excellent été, Marie Pauline Fassel Voir article de l'Alsace de mai 2008
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